10/05/2009

Etats généraux de Wallonie - Liège 9 mai 2009

Convoqués samedi à Liège (amphi Europe Ulg) par l’essayiste, les Etats généraux de Wallonie (EGW), Jules Gheude, ont réuni de 150 à 200 participants. Pendant la journée, les participants ont épluché trois scénarios « post-Belgique » – un Etat wallon indépendant, une fédération Wallonie-Bruxelles et le rattachement de la Wallonie à la France en cas de déclaration unilatérale d 'indépendance de La Flandre en un état.

Après de longs débats, les EGW- 122 personnes ont voté  - ont opté pour l’option rattachiste (74,4 % des suffrages) devancant de loin les scénarios d’une Wallonie indépendante (16,2 %) et d’une fédération Wallonie-Bruxelles (9,4 %).

Le personnel politique a boudé l’événement, ainsi que d' autres mouvements wallons semble-t-il, vu l' attitude du RWF lors des commissions de préparation de ce congrès.  

Nous y étions aussi : drôle : 74.4 % + 16.2 % + 9.4 % = 100  !

Nous avons voté abstention à ces trois projets car estimons un quatrième projet possible non présenté, ni étudié : où sont nos votes blancs, abstention !

Les débats furent de qualité et de haut niveau.Les membres du RWF qui y participèrent furent discrets en intervention, mais fort en présence démocratiquement.

Nous retenons l' exposé hautement intéressant et interpelant du politologue Pierre Verjans ( professeur Ulg) : l' isolement complet de la Flandre au sein de l' Union européenne et au niveau international en cas de déclaration unilatérale d' indépendance!

En conclusion de son exposé, le professeur Verjans déclare  : la fièvre retombée en Flandre face au réalité d' isolement de la Flandre et ses conséquences économiques, financières désastreuses , ce scénario n'est pensable qu à  UN à TROIS  % !   

Nous partageons ce point de vue.

La Flandre contrôle, domine déjà la Belgique dans ce régime non-démoratique de monarchie parlementaire actuelle, leur prurit communautaire  et égoïsme de nouveaux riches retombés face aux réalités économiques actuelles, ils n' y ont aucun intérêt !

A nous Wallons, Francophones de nous faire respecter ! 

                 

 

06:48 Écrit par orb | orb | Politique belge | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |  Facebook | |

Commentaires

Qui cpeut croire que la Flandre veut prendre son indépendance Il faut en finir avec les erreurs d'appréciation

Cela fait des lustres que les Flamands nous serinent qu’ils veulent leur indépendance et que nos politiciens francophones se couchent littéralement devant les diktats sous prétexte qu’ils veulent le divorce !

Soyons lucides pour une fois. Quel Flamand voudrait obtenir le divorce alors que le ménage Belgieke lui va si bien ?

Il a la majorité absolue dans l’état fédéral (6 millions de Flamands face à trois millions et demi de Wallons et un million de Bruxellois). Les règles démocratiques jouent donc en sa faveur.

Bruxelles, dont il a déjà fait unilatéralement sa capitale de région, est encerclée complètement par une frontière linguistique qu’il veut étanche et a des dirigeants flamands dans son gouvernement, non élus démocratiquement, mais aux mandats offerts par les élus francophones.

La Wallonie est mise à genoux économiquement par un échange à sens unique. La plupart des produits vendus en Wallonie viennent de Flandre, mais peu de produits wallons arrivent à être vendus dans leur région. Un refus qui permet d’établir des chiffres prouvant que la Wallonie est en déficit constant et que les Wallons sont des assistés !

La situation belge ressemble à un ménage à l’ancienne. Le mari flamand, a pouvoir de décision face à son épouse wallonne soumise qui, elle, hésite à le quitter, malgré les coups et les insultes qui pleuvent, car elle a peur pour sa survie économique. Quand elle réagit timidement, il menace de prendre ses valises et de l’abandonner.

Mais lui, content de sa domination psychologique, heureux d’avoir le confort d’une maison entretenue, d’avoir ses repas servis selon son bon plaisir, d’avoir une femme esclave prête à tout accepter, en un mot, d’avoir tous les avantages d’un maître absolu, pourquoi mettrait-il sa menace à exécution ?

Non, je le dis, je l’affirme, je le crie à tous ceux qui croient encore que la Flandre veut son indépendance qu’ils se trompent. Que ce jeu de rôle est exécuté depuis longtemps et que les Wallons n’ont cessé d’accepter des compromissions pour éviter ce divorce qu’ils craignent tellement.

C’est pourquoi ce marché de dupes DOIT CESSER.

C’est nous Wallons qui devons demander le divorce et réclamer un partage des biens équitable.
C’est nous qui devons exiger enfin le respect qui nous est dû.

Mais hélas ! La peur du mari brutal existe. Et si nous composions une nouvelle modification de la constitution avec les Flamands, se disent nos éternels cocus ? Peut-être seraient-ils compréhensifs ? Peut-être que cela mettrait un arrêt à leurs constantes exigences d’en avoir toujours plus et de donner de moins en moins ?

Il m’est pénible d’entendre certains rattachistes affirmer que la Flandre cherche son indépendance et qu’ils pourront traiter raisonnablement avec elle. La vérité est bien autre et bien plus dramatique.

Les Flamands veulent plus d’autonomie, mais conserver cet état fédéral, coquille vide qu’ils dominent par leur représentation parlementaire. Bruxelles et la Belgique sont des vitrines dont ils ne désirent pas se passer, mais dans lesquelles le label « Made in Flanders » prend la place la plus importante.

Elle est là la réalité. C’est nous, Wallons, qui devons mener notre guerre d’indépendance et obtenir le droit à l’autodétermination.

Nous n’avons pas à craindre la solitude. Nous avons la cinquième puissance économique, à laquelle nous sommes liés par la culture, la langue, les intérêts économiques, qui pourrait nous accueillir fraternellement et protéger nos racines et notre terroir.

La France, berceau du Siècle des Lumières et pays des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Nos parents les avaient proclamés au Ban de Franchimont à Polleur dès août 1789. Depuis hélas, ces principes sacrés ont été ignorés, bafoués, niés dans le monde entier, mais de plus en plus en Belgique et principalement en Flandre. Que les francophones qui s’y sont installés, ayant eu le malheur de croire en la protection de l’état belge, soient contraints à abjurer leurs racines à travers leur langue maternelle me choque profondément, même si, comme le disent certains, je n’ai pas à m’ingérer dans leurs affaires internes.

J’en appelle donc à un sursaut de conscience, à un réveil de lucidité, à une honnêteté d’analyse !

« Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ! » et « Aux armes, Citoyens » sont les mots du début du Chant de Partisans et de La Marseillaise.

Sans violence, sans haine, mais avec une froide détermination ,entamons notre marche vers l’avenir de nos enfants !

Écrit par : Thirion René G. | 11/05/2009

Les commentaires sont fermés.