02/01/2009

De AFP 02 01 2009

Au septième jour de la guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza, les dirigeants israéliens bénéficient d'un soutien massif de la population.

La guerre est populaire selon les sondages et globalement soutenue par la presse israélienne qui, il est vrai, poussait depuis des semaines le gouvernement à la confrontation avec le Hamas.

Soutien massif

Ni les tirs de dizaines de roquettes chaque jour contre le sud d'Israël qui ont fait quatre morts depuis le début de l'offensive, ni la crainte qu'une offensive terrestre ne coûte la vie à de nombreux soldats, ni les images d'enfants tués à Gaza qui auraient pu choquer n'entament le consensus autour du gouvernement au sein de la population juive.

L'offensive "plomb durci" bénéficie du soutien de 95% des Juifs israéliens (*)dont 80% lui donnent un soutien sans réserve, selon un sondage paru vendredi dans le quotidien Maariv. Mercredi, 71% des personnes interrogées se déclaraient en faveur de la poursuite de l'offensive aérienne, selon un sondage publié par le quotidien Haaretz prenant en compte l'opinion de la minorité arabe (20% de la population) hostile à l'opération.

Elections proches
Dans ce contexte, la popularité du dirigeant du parti travailliste et ministre de la défense Ehud Barak est remontée en flèche, à quelques semaines des législatives prévue le 10 février. Dans la foulée, la cote du parti travailliste augmente également et l'opposition de droite dirigée par le leader du Likoud, l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu est moins certaine de l'emporter, tout en gardant un avantage dans les sondages d'intentions de vote.

La presse est quasi-unanime pour justifier l'offensive au nom du "droit à l'autodéfense" bien que des voix se fassent entendre contre son extension à des opérations terrestres et pour aboutir au plus vite à un cessez-le-feu. Le bombardement du domicile d'un chef important du Hamas, l'un des plus radicaux du mouvement islamiste, Nizar Rayan, tué jeudi avec ses quatre épouses et onze de ses douze enfants dans un raid aérien israélien, a ainsi été salué par le quotidien Yediot Aharonot comme un "grand succès".

Le quotidien Maariv relève pour sa part que cette opération qui ne pouvait que faire des victimes innocentes à reçu l'aval préalable du procureur général de l'Etat, Menahem Mazuz, pour protéger les responsables d'éventuelles poursuites pour "crimes de guerre". Selon lui, le bombardement était justifié dans la mesure où, selon l'armée la famille a été avertie à l'avance et alors que des explosifs étaient cachés dans le bâtiment visé.

Faibles critiques

Le quotidien Haaretz (libéral) qui fait exception par son ton réservé accorde lui aussi un "satisfecit " vendredi à l'armée pour la conduite de l'offensive, contrastant avec ses médiocres performances durant la guerre du Liban à l'été 2006. Il relève que la situation dans le sud d'Israël où 900.000 personnes sont sous la menace des roquettes, est bien meilleure que celle qu'avait connue la population du nord d'Israël sur laquelle s'était abattue 4.000 roquettes, faisant un quarantaine de tués.

Les seules critiques proviennent de la gauche minoritaire, d'une extrême gauche marginalisée et des partis représentatifs de la minorité arabe. Le parti Meretz qui avait appelé à une offensive à Gaza pour faire stopper les tirs de roquettes réclame à présent qu'elle cesse, de même que le mouvement anti-annexionniste "La Paix Maintenant" et plusieurs écrivains de renom. Des opposants à la guerre ont organisé des sit-in de protestation, notamment vendredi devant le ministère de la Défense à Tel Aviv, et préparent une manifestation samedi soir, accusant les dirigeants de "crimes de guerre". (afp)

Commentaires :

Attention aux sondages : (*) :"95% de juifs pour ... " digne des régimes totalitaires; intox et propagande !? Par qui? Faut toujours se demander à qui profite le crime !

18:04 Écrit par orb | orb | Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Facebook | |

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